La face cachée des vidéos

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Les nouvelles technologies nous donnent la possibilité de visionner toutes sortes de vidéos, aussi bien de brefs posts sur les réseaux sociaux que des films ou des séries. Mais savons-nous vraiment ce qui se cache derrière ces outils qui nous fascinent tant ?

Car il faut bien le dire, nous apprécions de plus en plus les informations transmises par vidéo. Elles nous permettent de découvrir des paysages, des artistes, des personnes que nous estimons. Elles nous informent de ce qui se passe dans le monde, dans la culture, dans les sports. Elles nous transmettent des méthodes, des idées et des solutions. Elles nous donnent même envie, parfois, de pratiquer de la gymnastique avant de nous coucher !

Cependant, nous ne voulons pas trop savoir que les conditions nécessaires à leur production et à leur diffusion sont problématiques. Qu’elles soient courtes ou longues, ces vidéos nous mettent face à des dilemmes dont nous nous passerions volontiers.

Derrière nos vidéos, toute une histoire…

Pour filmer, monter, stocker, diffuser et regarder, il faut de l’énergie, des équipements et des matières premières. Les vidéos en ligne pèsent lourd dans notre empreinte environnementale et humaine. Même sans chiffres précis à l’appui, nous savons bien que leur coût est significatif.

L’extraction des ressources

Le coût écologique est considérable : pollution des sols et des nappes phréatiques, déchets radioactifs liés au traitement des terres rares, épuisement de l’eau. Le coût humain l’est tout autant, car il n’y a plus de secret sur ce que subissent les populations concernées : des conditions de travail que l’on peut souvent qualifier d’esclavage moderne, et un milieu de vie dégradé.

La fabrication des outils numériques

La fabrication de nos téléphones, de nos caméras, de nos écrans et de nos serveurs nécessite de nombreux matériaux différents : jusqu’à 70 pour un smartphone, dont une cinquantaine de métaux, parmi lesquels des terres rares (europium, terbium, néodyme, dysprosium…) essentielles aux écrans, aux capteurs et aux haut-parleurs.

Sans oublier la diffusion des vidéos

Enfin, l’accès à ces supports d’information nécessite toute une machinerie : satellites, antennes à forte puissance, centres de données. Chacun de ces éléments a des impacts environnementaux importants.

Comment faire avec nos contradictions ?

D’un côté, nous goûtons le plaisir de découvrir et de communiquer grâce aux vidéos. De l’autre, notre conscience nous rappelle les conséquences sur la planète, sur les humains et sur les animaux.

Alors, comment réduire la tension que nous ressentons ? En renonçant à ces nouveaux moyens de communication ? En fermant les yeux sur les enjeux écologiques et humains ? En reportant la responsabilité sur les décideurs, sur les fabricants et sur les développeurs ?

Personnellement, je me contente de restreindre ma consommation de vidéos longues : j’évite les films et les séries. Quant à ma production d’informations, que ce soit sur mon site Internet, sur LinkedIn ou Facebook, j’ai choisi de me limiter aux images fixes et aux textes. Mais cela restera-t-il possible encore longtemps ?

Et vous, qu’en pensez-vous ? Comment faites-vous face à ces questions qui nous renvoient à nos responsabilités et à notre humanité ?

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