
En bref : De plus en plus d’auteurs publient en autoédition. Pourquoi ? Je vous donne ici les raisons qui m’ont convaincu de faire de même, les avantages et les inconvénients que j’y vois.
Lors de la publication de mon livre Osez votre Bien-être Financier, plusieurs personnes m’ont demandé pourquoi j’avais choisi l’autoédition. Bonne question. Voici mes réponses qui pourraient être utiles à qui désire écrire.
Lorsqu’on décide d’écrire un livre, quel qu’il soit, il faut décider du mode d’édition. Vais-je publier chez un éditeur officiel ou plutôt en autoédition ? La question est importante, les enjeux sont significatifs.
A vrai dire, lorsque j’ai décidé de publier cet ouvrage, je ne me suis pas longtemps posé la question. J’avais autour de moi des exemples qui m’encourageaient à choisir l’autoédition et j’y voyais surtout des avantages, quitte à prendre sur moi tout le travail de diffusion.
Des avantages ? Lesquels ?
Tout d’abord une liberté totale. Je n’avais pas besoin de bâtir une stratégie pour convaincre des éditeurs potentiels, pas besoin d’attendre qu’ils veuillent bien lire mon courrier puis étudier ma proposition. Ma liberté était aussi dans les délais ; j’avais envie de réaliser mon projet d’écriture rapidement, ou du moins selon ma propre vitesse. Pas besoin de justifier mes choix non plus, de négocier. Pas de risque de devoir modifier mes textes pour répondre aux désirs et idées de l’équipe éditoriale.
Un autre domaine dans lequel j’aurai moins de souci : les finances. Je pouvais choisir un mode de publication à la demande. Cela m’évitait d’investir dans une grande quantité d’ouvrages. Je n’aurai pas à payer des frais de déplacement ou d’hébergement pour des soirées de dédicace, ou des conférences qui me seraient imposées. Je pourrai m’engager dans la diffusion selon mes possibilités et désirs, sans aucune pression extérieure.
Un autre aspect est l’ampleur de la diffusion. En utilisant une plateforme de diffusion à large échelle, comme Amazon (mais il y en a peut-être d’autres), les offres sont accessibles par tout le monde sur de nombreux sites, sans limite géographique, sans lien direct avec un pays spécifique.
Mais alors, quels désavantages ?
A moi de trouver les soutiens nécessaires : chercher des lecteurs et lectrices pouvant me donner leurs avis sur mon écriture. Il me fallait aussi des liens avec des professionnels à même de m’aider pour les différentes étapes de l’édition : créer la couverture, relire attentivement le texte et le mettre en page de manière judicieuse. A moi de prendre de nombreuses décisions, pas toujours faciles, comme le choix du titre ou encore des textes de couverture.
Ma solution face à ces inconvénients ?
Je me suis lancée dans l’aventure à la suite d’une brève formation sur zoom avec Biba Pedron intitulée « Mon livre en 48 heures chrono ». Évidemment, il n’était pas écrit dans un tel délai. Mais les nombreuses informations et conseils que j’ai accumulés dans mes notes et dans ma tête m’ont permis de démarrer ce projet avec le sentiment que je pourrais y arriver.
Ainsi donc, de mars à septembre 2025, je me suis focalisée sur la rédaction de ce guide. Jusqu’au moment où la question de l’édition était devant moi. J’ai alors décidé de solliciter l’aide de Biba pour cette étape, en lui achetant un paquet « édition ». Et c’est grâce à son équipe de professionnelles que mon livre était sur le marché en mars 2026 déjà.
Ya du boulot
Ma liberté a aussi un impact sur la diffusion. C’est à moi de faire ma propre promotion, par mes réseaux, mes listes d’adresses, mes éventuelles publicités. A moi de préparer un dossier de presse pour informer les médias, les librairies, les salons du livre. A moi de convaincre.
J’en suis ravie
J’avoue franchement : je suis très heureuse de l’aventure. J’en ressors avec la satisfaction d’avoir mené le projet comme je voulais. Les délais sont mes délais. Les prix sont mes prix. Je m’amuse à créer des supports publicitaires. J’ouvre les portes qui m’intéressent. Je propose des conférences ou ateliers dans les cercles qui sont en résonnance avec moi.
La prochaine fois ?
A vrai dire, jusqu’à la publication de mon ouvrage, je ne connaissais que Amazon pour les publications hors réseaux officiels. Ce n’est que par la suite que j’ai entendu parler d’autres solutions. Ce sera donc une question à étudier pour une prochaine fois, s’il y a une prochaine fois ?
Un précédent article sur cette publication:
« La peur de réussir« , article no 67, 1er janvier 2026
Pour en savoir plus sur l’ouvrage « Osez votre Bien-être Financier«
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Même s’il me manque chaque expérience au domaine d’édition de livres, il me semble que tes arguments pour et contre l’engagement d’une maison d’édition sont absolument en ordre. Mais j’aimerais ajouter un point : Un éditeur officiel (respectivement le lecteur qu’il a engagé) peut avoir une bonne influence au texte à publier, soit en ce qui concerne le contenu, soit d’un point de vue stylistique. Je sais par exemple que l’écrivain Max Frisch a beaucoup profité de l’influence de son éditeur Siegfried Unseld (de l’édition Suhrkamp). Sous l’influence de Siegfried Unseld Max Frisch est devenu le grand écrivain reconnu.
Tu as bien raison mon cher Urs, c’est effectivement un aspect que je n’ai pas abordé.
Je me suis contentée de soumettre mes 3 premiers chapitres à quelques amies et de récolter leurs commentaires. Mais il est vrai qu’elles n’avaient ni le rôle ni le pouvoir d’améliorer mes textes.
A chaque aventure sa part de découvertes. Peut-être que pour la prochaine fois… je rencontrerai un.e éditeur.trice qui me donnera envie de travailler ensemble. Bon, je ne sais pas s’il y aura une prochaine écriture.