Et si l’Afrique sauvait l’Europe ?

Depuis le début de la pandémie de la Covid19, le constat reste constant : les pays africains sont moins touchés que les européens. Mais pourquoi donc ?

J’ai posé la question à mon amie Els Kazadi Gysel, Suissesse qui vit depuis 56 ans à Kinshasa/Congo. La réponse est venue en deux temps.  Tout d’abord, avec toutes les épidémies qui se baladent depuis longtemps en Afrique, l’immunité y est bien meilleure qu’en Europe. La nature fait régulièrement sa sélection et ce sont les forts qui restent et qui développent les anticorps. Je ne suis pas très étonnée par cette première explication. Par contre, la deuxième partie de sa réponse m’a surprise et vous intéressera probablement aussi. Les Congolais, entre autres, n’ont pas accès à notre pharmacopée et ont très peu de moyens financiers. Par conséquent, ils utilisent des plantes et des remèdes traditionnels qui soignent bien mais qui ne sont pas reconnus par l’OMS. Par exemple l’Artemisia annua, le Congo bololo, la Citronelle, etc. Au Congo, vous trouvez des champs entiers d’Artémise, utilisée notamment contre le paludisme et… le coronavirus !

L’OMS a aussi fait le constat de cet état de fait : l’Afrique est moins touchée par la pandémie. Une étude sur ce phénomène est en cours, mais je ne pense pas que les bienfaits de l’Artemisia annua figureront dans le rapport des experts. L’OMS a déjà publié ses réticences concernant l’Artémise pour en savoir plus. Pourtant les preuves humaines sont là et les pays orientaux (la Chine entre autres) utilisent cette plante depuis 2000 ans au moins, en particulier contre le paludisme. Comme des similitudes entre le paludisme et la Covid19 ont été mises en évidence, des pays comme Madagascar s’intéressent maintenant aussi à l’Artémise et le gouvernement congolais veut lancer des essais cliniques. Mais pour l’OMS, reconnaître cette vérité aurait des impacts économiques et symboliques « dangereux ». Imaginez « si l’Afrique sauvait l’Europe » ! pour en savoir plus

Car l’Afrique a plus d’une plante miracle dans sa trousse médicale. La dernière dont j’ai entendu parler est la Guanabana. C’est un fruit délicieux, reconnu en Afrique mais aussi au Mexique et en Indonésie (sous les noms de Graviola, Corossol, etc), pour ses effets fantastiques sur toutes sortes de cancer. Dans les pays où elle est utilisée, elle est considérée comme l’outil le plus puissant pour tuer les cellules cancéreuses. Mais la seule source scientifique que j’aie trouvée vient de www.cancerresearchuk.org qui met en garde pour un éventuel effet négatif sur la maladie d’Alzheimer. Ce fruit a été l’objet de plusieurs recherches scientifiques en 2015, puis il a été mis de côté alors qu’il bénéficie de la considération des producteurs de produits sanitaires alternatifs. 

Tous ces produits naturels, qui font leurs preuves sur le terrain, sont bien connus des pharmas. Mais n’est-il pas préférable de développer un produit de synthèse, non dépendant des producteurs, et de le mettre sur le marché au moment propice pour le business ? C’est ainsi que l’industrie pharmaceutique se remplit les poches, depuis fort longtemps déjà. 

Lorsque l’Europe a un problème sanitaire, l’argent est toujours là. Chaque problème apporte son lot de bénéfices. N’est-ce pas flagrant avec la Covid19 ? Les outils technologiques de pointe, les masques, les gels sanitaires, et bien entendu les vaccins, sont d’immenses sources de profit.

6 réponses sur “Et si l’Afrique sauvait l’Europe ?”

  1. Merci chère Huguette pour cet article. Les deux réponses de ton amie ne m’étonnent pas. Je ne connaissais cependant pas les effets de l’artemisia annua. Je viens de lire le livre « Corona Fehlalarm? Daten, Fakten, Hintergründe ISBN 978-3-99060-191-4. Entre autres faits, il est mentionné que l’OMS est financé à environ 80% pas les pharmas.
    Bref, la question que je me pose, qu’est-ce qu’il faudrait faire pour que les choses se passent différemment?
    J’apprécie grandement ton partage. Merci infiniment.

    1. Oui, ta question est bien LA vraie question.Et on se sent vite bien petit-e. Pour moi, à défaut de pouvoir agir sur les pharmas et leurs intérêts financiers qui vont à l’encontre d’une vie sur terre simple et heureuse, je veille à ouvrir les yeux et les oreilles, pour ne pas accepter sans broncher leur vision du monde qui ne répond pas du tout à ma vision de la santé et du bonheur. Et j’essaie d’encourager mon entourage, à ma mesure, d’avoir aussi un regard critique, et des actes qui correspondent. Je ne suis pas la seule. Je pense qu’il n’y a jamais eu autant de personnes à prendre conscience des réalités. Nous sommes dans un tournant décisif et j’espère de tout mon coeur que les forces s’équilibrent, pour un monde meilleur.

  2. Bonjour chères amies, entièrement d’accord avec vous en ce qui concerne la pharma. De temps en temps je n’en peux plus quand on nous balance à la figure les fameuses recherches scientifiques sensées être objectives mais payées par ceux qui cherchent le profit avant la santé des gens.
    Et puis j’aime bien ton titre « Et si l’Afrique sauvait l’Europe » ? Cela dépasse le domaine médical. Ayant vécu quelques années de jeunesse au Congo, nous avons été marqués à vie par l’énergie vitale de ce peuple, par sa joie de vive, par son pouvoir de résilience. Un ami suisse est revenu dernièrement d’un séjour au Congo avec les images de l’église qui célèbre, qui chante et danse au milieu de mille privations. Oui, l’Afrique n’a pas accès aux soins, aux médicaments…Mais ma soeur qui a travaillé pendant 20 ans comme infirmière dans un hôpital de brousse a témoigné des guérisons de nombreux patients par le recours à la prière. Elle nous disait : ils n’ont rien, mais Dieu a pitié d’eux. Dieu a pitié d’eux et ils sont nos maîtres en ce qui concerne la joie de vivre, la capacité de rire et de garder l’humour en toute circonstance. Je les aime!

    1. Moi aussi j’aime bien ce titre car il reflète exactement ce que je pense: c’est un peu réducteur de mettre tous les pays africains dans le même paquet mais, pour faire simple, l’Afrique représente pour moi une autre conscience de son humanité, des autres manières de vivre son corps, ses relations. Et je pense que l’Europe y gagnerait de se laisser inspirer. Merci, Thérèse, pour ton témoignage qui confirme les constatations médicales que je relevais dans mon article.

  3. Merci Huguette. Quoi dire encore, c’est clair, et c’était toujours claire da ma vérité à moi, tellement c’est evident. Merci pour ton travail, tes articles. Je l’ai trouve toujours super. Et c’est important cette partage. Beaucoup de salutations de ici.

    1. Merci Franziska pour ton retour. Oui, j’avais aussi l’impression que c’était clair pour moi mais la rédaction de cet article m’a encouragée à aller encore plus loin en cherchant des preuves. Je suis heureuse que beaucoup de personnes ont lu cet article et plusieurs m’ont adressé un retour très positif. Je continue ainsi à donner des arguments à nos réflexions et, j’espère, à participer aux remises en questions que nous confrontons tous et toutes. Merci.

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